Cet article fait partie d’une série d’articles répondant aux arguments de la Communauté Musulmane Ahmadiyya qui affirme que Jésus est allé à La Croix mais n’y est pas mort

ARGUMENT 17 La victoire de Jésus sur ses ennemis

Voici l’argument:

“S’adressant à ses disciples, Jésus dit :

« Voici, l’heure vient, et elle est déjà venue, où vous serez dispersés chacun de son côté, et où vous me laisserez seul; mais je ne suis pas seul, car le Père est avec moi. Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde. » (Jean 16:32-33)

En quoi consiste donc la victoire de Jésus ? Sa mort sur la croix ou le fait de s’être soustrait à celle-ci ? S’il est mort sur la croix, alors les juifs ont atteint leur objectif de prouver que Jésus, se déclarant être le messie, était un imposteur. Ils avaient comme argument le texte biblique suivant :

« … car celui qui est pendu est un objet de malédiction auprès de Dieu… » (Deutéronome 21:23)”

Réponse: la victoire sur la mort ,notre malédiction!

La mort de Jésus est un sujet de désaccord entre  juifs chrétiens et musulmans. Pour les juifs rabiniques Jésus est mort sur la croix car il était un faux prophète. Pour soutenir cette idée ils citent notamment un passage de la Torah:

« Si l’on fait mourir un homme qui a commis un crime digne de mort, et que tu l’aies pendu à un bois, son cadavre ne passera point la nuit sur le bois; mais tu l’enterreras le jour même, car celui qui est pendu est un objet de malédiction auprès de Dieu, et tu ne souilleras point le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne pour héritage. » (Deutéronome 21: 22-23)

Selon le judaïsme rabinique Jésus était donc un faux prophète qui mourut sur la croix comme un maudit de Dieu pendu au bois. Certains pan de la litérature talmudique dépeignent alors une figure de Jésus extrêmement peu flatteuse le décrivant comme le Fils d’un prostitué, un homme entrainant les juifs dans l’idolatrie et gisant en enfer sous le châtiment de Dieu dans un bain d’excément bouillant (traité Giṭṭin 56b-57b). Vous pouvez imaginer ce que les chrétiens pensnet de telles affirmations.

Nous autres chrétiens nous pensons également que Jésus est mort sur la croix et que cette mort était une malédication. Mais cette malédiction ne concernait pas Jésus lui-même qui était inocent de tout mal et dont le proces fut une véritable calomnie.

L’apotre Paul déclare :

« Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous – car il est écrit: Maudit est quiconque est pendu au bois. » (Galates 3:13)

Il poursuit

« Jésus-Christ l’a fait pour que, grâce à lui, la bénédiction d’Abraham s’étende aux non-Juifs et que nous recevions, par la foi, l’Esprit que Dieu avait promis. » (Galates 3:14)

Il n’y à donc aucune hésitation entre juifs et chrétiens sur le fait historique. Jésus est bel et bien mort à la croix. Les écrits les plus anciens s’accordent sur ce point. C’est plutôt sur le sens de cette mort qu’il y à désacord. Pour les juifs ce fut une punition et une malédiction contre le faux prophète Jésus, pour les chrétiens ce fut le moyen que Dieu à choisit pour apaiser sa colère, voilà pourquoi Jésus est appeler le sauveur du monde.

Jésus lui-même à déclaré :

Vous voyez, leur dit-il, les Ecritures enseignent que le Messie doit souffrir, qu’il ressuscitera le troisième jour,  et qu’on annoncera de sa part aux hommes de toutes les nations, en commençant par Jérusalem, qu’ils doivent changer pour obtenir le pardon des péchés. (Luc 24.46)

Si Jésus lui-même affirme que le messie devait être mis à mort et ressuciter, qui pourrait dire que tel n’est pas le cas.

C’est ainsi que Paul poursuit dans sa lettre au Corintiens avec ces mots :

“Alors que les Juifs demandent des signes et que les Grecs sont en quête de sagesse, nous proclamons, nous, un Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les païens, mais pour ceux qui sont appelés, Juifs et Grecs, c’est le Christ, puissance de Dieu et sagesse de Dieu. Car ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes, et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes.” (1 Co, 22-25)

La mort du messie était donc un scandale pour les juifs incrédules qui ne pouvaient imaginer un messie maudit. Cette pensée est encore vivante chez les juifs contemporains et à été reprise par les musulmans qui s’indignent qu’un si grand prophète puisse avoir été crucifié.

Le plus étonnant est de remarquer que cette prédication de la mort d’un innocent pour le péché du peuple qui sacnadalise les juifs et à leur suite les musulmans n’est pas une invention chrétienne. C’est au contraire une idée juive. Plus que ça c’est un thème immense dans la thorah et les prophètes.

Le prophète Esaïe (800 av JC)Chapitre 53 semble parler à ces juifs incrédules au sujet de la prédication chrétiene de Jla mort fu mrssir ésus le péché des hommes.

Voici ce que dit Esaïe prohète juif :

1 Qui a cru à notre message ? A qui a été révélée la puissance de l’Eternel ? 2 Car devant l’Eternel, il a grandi comme une jeune pousse ou comme une racine sortant d’un sol aride. Il n’avait ni prestance ni beauté pour retenir notre attention ni rien dans son aspect qui pût nous attirer.3 « Il était méprisé, abandonné des hommes, un homme de douleur habitué à la souffrance. Oui, il était semblable à ceux devant lesquels on détourne les yeux. Il était méprisé, et nous n’avons fait aucun cas de sa valeur.

4 Pourtant, en vérité, c’est de nos maladies qu’il s’est chargé, et ce sont nos souffrances qu’il a prises sur lui, alors que nous pensions que Dieu l’avait puni, frappé et humilié. 5 Mais c’est pour nos péchés qu’il a été percé, c’est pour nos fautes qu’il a été brisé. Le châtiment qui nous donne la paix est retombé sur lui et c’est par ses blessures que nous sommes guéris.

6 Nous étions tous errants, pareils à des brebis, chacun de nous allait par son propre chemin : l’Eternel a fait retomber sur lui les fautes de nous tous. 7 On l’a frappé, et il s’est humilié, il n’a pas dit un mot. Semblable à un agneau mené à l’abattoir, tout comme la brebis muette devant ceux qui la tondent, il n’a pas dit un mot. 8 Il a été arraché à la vie par la contrainte, suite à un jugement. Et qui, parmi les gens de sa génération, s’est soucié de son sort, lorsqu’on l’a retranché du pays des vivants ? Il a été frappé à mort à cause des péchés que mon peuple a commis. »

L’idée d’un homme puni pour la faute du peuple est donc une persepective que les prophètes juifs eux même avaient annoncé. Pourquoi ont-ils alors une telle aversion vis-à-vis de la prédication de l’évangile ? Je l’ignore. Ces prophète juifs  avaient aussi prédit que cette prédication ne serait pas crue parmi les gens de sa génération qui considérerainet Jésus comme puni, frappé et humilié par Dieu, sans se rendre compte que c’était pour eux qu’il étaient mort.

Les musulmans ont conservé pour eux même l’idée que la mort d’un prophète est un scandale et qu’il n’y pas de victoire pour Christ si celui ci est mort à la croix. Ils sont donc fous aux yeux de Dieu et ne comprennent pas que l’apparente defaite de la croix  est plus sage que leur sagesse.

La victoire de Jésus n’est pas d’avoir esquivé la mort, mais de l’avoir vaincu par sa résurrection. ce n’est pas d’avoir été un maudit lui même mais d’avoir par sa mort effacer notre malédiction!